Dix questions à Angelina DELCROIX

Quel a été le premier livre marquant ?

« L’Évangile selon Satan » de Patrick Graham. Marquant par sa noirceur et les émotions qu’il a réveillées en moi.

Quel est le livre que vous offrez le plus ?

L’intégrale des Misérables. Ce n’est pas que je ne réussis pas à le lire, mais je tarde à le finir vu le nombre de pages. Mon envie de découvrir d’autres textes me pousse régulièrement à faire des pauses.

Quel est le livre que vous auriez aimé écrire ?

« De sang-froid » de Truman Capote. J’admire l’énorme travail de recherche et d’investigation que cet auteur a dû faire en amont, ainsi que le talent avec lequel il a su retracer les faits pour nous montrer comment des personnes « ordinaires » peuvent un jour basculer vers le crime.

Quel est le moment le plus favorable pour écrire ?

Le matin.

Quel est l’élément indispensable quand vous écrivez ?

Le silence.

Votre truc quand vous bloquez sur un chapitre ?

Je coupe tout. Je ne force pas l’inspiration, je laisse la jauge se remplir à son rythme. Pour cela, je peux jardiner, bricoler, faire un tour de moto, aller marcher sur la plage l’hiver ou en forêt l’été…

Quel est votre personnage de roman préféré ?

Le docteur Watson. J’admire sa capacité à déclencher des déductions ou des prises de conscience sans avoir à les imposer. Comme le dit Sherlock Holmes « Vous n’êtes peut-être pas une lumière par vous-même, mais vous êtes un conducteur de lumière. »

Quelle est la question que vous aimeriez qu’on vous pose ?

Il ne s’agit pas vraiment d’une question, mais d’une proposition : « Accepteriez-vous de travailler en tant que consultante en psychocriminologie sur cette affaire ? »

Et la question à ne surtout pas vous poser ?

Votre plus grand fantasme ? Je plaisante. Plus sérieusement, toute question que j’estime être du domaine privé.

Entretien par Hervé Weill

angelina delcroix
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