Les métiers du livre : le mot du libraire.

Un mois en noir et blanc

Mon premier est le titre d’une pièce de théâtre emblématique de Yasmina Reza.
Mon deuxième est la route naturelle des mouches à Paris.
Mon troisième doit souvent être approuvé.
Si tu te prends mon quatrième dans la gueule, tu seras dans un sale étretat…
Mon tout fait le bonheur, dans tous les pays du monde, des petits comme des grands, de ceux d’aujourd’hui comme de ceux d’il y a cent ans, redistribuant les cartes du roman policier en y instillant cette malice et ce charme « à la française », loin des conventions classiques du détective enquêteur.
Rendant un hommage exquis à Maurice Leblanc, Omar Sy le Noir revisite avec brio l’univers du père du roman policier français en l’universalisant. Il n’est pas Lupin mais le devient lui-même au fur et à mesure d’une série d’un brio fou, diablement maline. Il le devient en exprimant à l’écran la force d’identification que peut représenter ce si magnifique personnage pour un lecteur baigné dès son enfance dans ses aventures littéraires.
Il aiguille, il creuse. Il offre, telle une boussole inédite, de merveilleuses directions entre la première moitié du XXe siècle et notre époque contemporaine. Il déguise, rebaptise et volatilise le temps, dans un exercice idéal et cristallin de correspondances entre les arts.
Avec la diffusion de la deuxième saison des aventures de notre ami Arsène, ce mois de juin s’ouvre, à la télévision comme en librairie, sous les auspices facétieux et passionnants du plus extraordinaire des personnages de la littérature française du genre.

Luc Widmaier

Témoignage de bénévole

J’ai eu la chance de faire ma première expérience de bénévolat dans un salon littéraire au Festival Sans Nom de Mulhouse. Avec une addiction au genre polar depuis… aussi loin que je m’en souvienne, ce salon a été l’opportunité parfaite pour m’y essayer.

Être bénévole au Festival Sans Nom c’est tout d’abord intégrer une équipe. De bénévoles et d’organisateurs. Une équipe plus que sympathique, toujours le sourire, qui a pour but de valoriser la littérature noire. Bénévoles ou organisateurs, tout le monde travaille ensemble à faire en sorte que ce week-end soit le plus chaleureux et dynamique possible. Une ambiance de travail aux petits oignons !

En tant que bénévole, les tâches sont variées et polyvalence est le maître mot. Nous sommes aussi bien amenés à accueillir les visiteurs, que les auteurs. Entre ces moments, le bénévole veille à la préparation des tables rondes et autres rencontres, s’assure de la présence des auteurs en temps et en heure, tout ce qui fait que le week-end se déroule dans les meilleures conditions possibles. Et bien sûr, qui dit festival littéraire, dit livres ! L’approvisionnement, la mise en place et la vente des livres est une part importante du travail du bénévole. C’est là le plaisir du métier de libraire, pouvoir échanger avec les visiteurs venus spécialement pour le polar et/ou pour les auteurs et autrices présents sur le salon. Cet échange est convivial, nourrissant et apporte la petite touche de magie en plus. Pouvez-vous imaginer la joie, le bonheur, de côtoyer parmi les plus grands noms du polar et de pouvoir échanger avec eux sur un week-end ? De pouvoir partager avec des amateurs du genre et des visiteurs enjoués et enchantés ?

Car oui, le Festival Sans Nom est le festival de littérature policière le plus important de l’Est de la France, et plus encore. Surtout c’est un festival à taille humaine. Que ce soit entre bénévoles, avec les organisateurs ou avec les auteurs, c’est une ambiance familiale qui règne sur ces deux jours. Où chacun est heureux de rencontrer l’autre, d’échanger et de partager, ainsi que d’apporter sa contribution pour faire vivre le festival. C’est vraiment cela qui fait sa différence et sa force.

Dans tous les cas, vous m’y retrouverez cette année et pour les années à venir. C’est avec plaisir que je vous y verrai que ce soit en tant que visiteur, qu’auteur… ou pourquoi pas, en tant que bénévole à nos côtés !

Charlène Bernard

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