Souvenirs de polar

Comme qui dirait, le polar, je suis tombée dans la marmite étant petite. Comment ? En piochant au hasard dans la bibliothèque, alors défendue, de mes parents. Cela a commencé par « Marche ou Crève » de Stephen King : une véritable claque. Puis, ça a été Agatha Christie. Je me souviens, un été, forçant mes parents à s’arrêter sur une aire d’autoroute pour assouvir ma soif de livres. J’ai pu en prendre deux, à la condition de ne pas tout lire dans la voiture… Comment vous dire ? Nous étions arrivés sur notre lieu de vacances que déjà « Le Crime de l’Orient-Express » était lu, dévoré et adoré ! Et son petit frère, le fameux nouvellement nommé « Ils étaient dix » déjà entamé !

Voilà pourquoi, entre le polar et moi, je n’hésite pas à parler d’une recette qui marche. C’est le genre que je préfère, celui qui m’a suivi depuis toutes ces années et pour lequel ma faim est toujours grandissante ! Continuant sur ma lancée, j’ai lu les « classiques » anglo-saxons du genre, m’enivrant des aventures et des enquêtes d’Hercule Poirot et autre Sherlock Holmes. Ne trouvant jamais le coupable, toujours devancée par de fameuses petites cellules grises… Pour mon plus grand bonheur !

Quelques années plus tard, me voici face à mon premier thriller « L’âme du mal » de Maxime Chattam. Je me souviens, le lisant en hiver, dans le train qui me ramenait de l’université, complètement terrorisée à l’idée de rentrer à pied dans la nuit… Il faut croire que cela m’a plu, puisque de cet auteur, j’ai tout lu. Un passage du côté du polar ésotérique avec le duo d’écrivains que forme Eric Giacometti et Jacques Ravenne et les fameuses aventures d’Antoine Marcas – là aussi, toutes croquées à pleines dents.

Depuis, le polar français étanche la plupart de mes envies « polardesques ». Ma recette préférée ? Une pincée d’Olivier Norek, un soupçon d’Henri Loevenbruck, une lichette de Jacques Saussey, tout en terminant sur une note de Franck Thilliez.

Tous des grands noms du polar, tous invités au Festival Sans Nom, voire même, parrainant l’événement. C’est aussi pour cela que ce festival autour du noir est d’une telle évidence. Pouvoir rencontrer ceux qui vous ont fait frissonner, ceux qui vous ont empêché de dormir, que ce soit par la terreur qu’ils distillaient en vous, ou au contraire par l’adrénaline qui vous faisait tourner compulsivement les pages. C’est une expérience géniale, harmonieuse et complémentaire au plaisir de la lecture. »

Charlène Bernard,   Librairie Bisey

agatha christie couverture
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